Les travaux du groupe Régulation de l'Agora 41 pour l'année 2020 s'articulent autour d'un rapport qui interroge le rôle des Etats et de l'Union européenne dans le monde numérique, en s'appuyant notamment sur les exemples américain et chinois.

En effet, le volontarisme américain met en évidence les insuffisances de l'intervention économique européenne en faveur des champions numériques. A cet égard, l'Etat fédéral américain s'est trouvé co-titulaire du premier brevet stratégique de Google - le PageRank - à la fin des années 1990.

Par comparaison, le développement du numérique questionne le rôle de l'Union et de ses Etats membres vis-à-vis du cyberespace, ainsi que les modalités de leurs actions. Le groupe Régulation de l'Agora 41 s'interroge dans ce cadre sur la manière de faire évoluer la prise de position doctrinale de l'Union et de développer sa capacité d'intervention.

De plus, des champions numériques nationaux existaient par le passé, comme le montre l'exemple d'Alcatel totalement disparu aujourd'hui alors qu'il était le premier déposant de brevets français. A cet égard, le groupe Régulation cherche à analyser les erreurs commises en matière de politique de soutien à la constitution et au maintien de champions numériques et à identifier les entreprises françaises et européennes qui pourraient devenir des acteurs primordiaux du cyberespace. La question du renouvellement du droit européen de la concurrence afin de s'adapter aux réalités industrielles du XXIème siècle est également au coeur de la réflexion de l'Agora 41.